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jeudi 3 septembre 2009

Côte gaspésienne et Bas-du-Fleuve

Tant qu'à être à Matane, l'Homme voulait absolument aller visiter la passe migratoire des saumons de l'Atlantique. Bon... si l'Homme le veut, allons voir ces poissons... si ça l'amuse... de toute façon, le temps est un peu maussade, et il tombe un léger crachin ; aussi bien en profiter pour visiter quelque chose.
Et bien, j'ai a-do-ré cette visite! J'ai été fascinée de voir ces braves poissons remonter le fort courant de la rivière Matane. Comme il y a un barrage, on a aménagé pour eux un passage afin qu'ils puissent retourner au lieu de leur naissance pour frayer. Il n'ont pas le choix que de passer par cet étroit corridor en escalier. À l'intérieur de la salle d'observation, on les voit par deux vitrines. C'est là qu'ils sont comptés en attendant de pouvoir continuer leur remontée. Fascinant! J'ai été émue au larmes (non mais... kessé qui me prend?). Je passais mon temps à aller les surveiller à l'extérieur, puis quand j'en voyais un, je courais à l'intérieur pour aller le voir par la vitrine! Et quelle agilité! Pas la mienne, mais celle de ces saumons qui d'un coup de queue arrivent à sauter encore plus haut! L'Homme m'a quasiment sortie de là de force! Dire que je n'ai aucune photo de cet endroit... On peut voir un saumon qui attend de se faire libérer, par la vitrine du centre d'observation ici.

Nous avons repris notre route sous un ciel un peu plus clément. Arrivés à Pointe-aux-Pères, paf! un sous-marin, là, sur le bord de la route. L'Onondaga. Pourquoi ne pas le visiter? Et là, c'est moi qui ai traîné l'Homme là-dedans. Il en parle encore... C'était vraiment intéressant. J'ai été très surprise d'apprendre comment se déroule la vie à bord d'une de ces machines. Et surtout surprise de constater que la quasi totalité de l'espace intérieur n'est que moteurs, cadrans, pitons, manivelles, fils électriques. À peine de l'espace pour l'équipage! Surprenant.

Puis nous avons continué notre route en se tapant presque tous les villages côtiers. Métis-sur-Mer est très joli. Mais mon coup de coeur va vraiment à Kamouraska. Ah, Kamouraska. J'aimerais bien y avoir mon chalet!
À St-Roch-des-Aulnaies j'ai appris que ce saint est le patron des animaux de compagnie, et qu'une fois par année, à la mi-août, il y a une messe à l'église durant laquelle les fidèles sont accompagnés de leur animal préféré. Seuls les chèvres et les chevaux restent à l'extérieur pendant que leurs maîtres assistent au service religieux. Les autres sont accompagnés de leurs chiens, chats, poules, lapins, etc... Même le célébrant est habillé comme la statue de St-Roch et est accompagné de son chien! Apparemment, on entend même pas un jappement durant la messe. Moi qui imaginait une méga cacophonie accompagnée de plumes dans les airs et de chat courant sur les dossiers des bancs!
À St-Jean-Port-Joli, le village de gosseux, nous avons fait la connaissance du jardinier de la municipalité. Nous étions émerveillés par les fleurs devant l'église, et comme nous marchions dans le parc municipal, nous avons vu ce jardinier. Il nous a appris que les fleurs que l'Homme aimait, sont des Impatiente de l'Himalaya. Je lui ai dis qu'il devait être très agréable de faire ce travail dans un si joli village, et je lui ai aussi demandé ce qu'il faisait durant l'hiver. Et bien il peint! Il a vécu de ses aquarelles durant des années. Maintenant il a ralenti la cadence, et peint pour son plaisir. Wow! Il se dégagait une grande sérénité de sa personne. Belle rencontre.

Voilà. Là, il a fallu peser sur le gaz, et nous sommes arrivés en ville lundi soir. Pour repartir mardi pour la maison, pour repartir mercredi pour le chalet. Non mais... engagez-vous, vous verrez du pays, qu'y disaient...