mercredi 20 mars 2013

En kayak sur la Weekie Wachie River

Woah!! Le boutte du boutte jusqu'à maintenant (kayakement parlant)!
Jamais vu une eau aussi claire, aussi limpide, ni même dans mon bain. 
Et je suis propre!
Même dans le plus creux, on voyait le fond comme si il n'y avait pas d'eau. Comme si nous étions sur une vitre au dessus d'un mini ravin. Nous voyions tous les poissons, tous les dénivelés, tous les troncs morts au fond, TOUT, quoi!
Hallucinant!


Suivez le guide!

Ça, c'est un des kayaks tandem qui se trouvent dans notre garage. Il y en a trois, identiques, seules les couleurs diffèrent. Aujourd'hui, nous avons choisi le jaune et vert. C'est-y assez le summum de toutte, quand on en est rendu à choisir la couleur du kayak selon notre humeur? J'en ai presque honte tellement c'est futile.
Anyway, y'en aurait eu juste un de couleur brun marde, qu'on y serait allés quand même!

Nous nous sommes laissé aller avec le courant, tranquillement pas vite, sur cette surface bleue turquoise.
(pensez-vous que je devrais me faire opérer pour mes oignons?)

Et là, un cyprès en plein milieu de nulle part.
J'adore ces aberrations.


Deux poissons à rayures.

Et deux autres poissons en grande discussion.



De vieux troncs d'arbre gisant au fond de la rivière.

Mais il n'y avait pas que ce qui se passait sous l'eau à voir car en élevant le regard on a pu apercevoir un couple de "Bald Eagle" (pygargue à tête blanche, en français).


Les arbres qui se reflètent à la surface de l'eau.

Ici, je sais que ça ne se voit pas très bien, mais le lit de la rivière descendait très abruptement. Il y avait beaucoup d'eau, et on voyait le fond aussi clairement que si il n'y en avait que quelques pouces.

Wouh! Mes oignons et moi, on ne se peut plus!

Ah là, bel exemple de limpidité!


Un grand héron qui se croyait super bien dissimulé derrière ces pauvres branches. Et ma caméra, pas plus smatte, a fait le focus sur les branches!

Un cyprès et ses racines...

J'adore

Ah ça, c'est particulier!
Cette espèce de salade, en plein milieu de l'eau, remontait le courant mine de rien. Ça flottait, comme ça, et n'avait aucune tige. Juste un gros paquet de racines qui semblait se nourrir que de l'eau. Nous en avons vu quelques unes comme ça.

Et ici aussi, des tortues en pause café.

Au détour, la grande aigrette réfléchissant à son menu.

Et tout cela vous a été présenté grâce à cet enthousiaste pagayeur. Car pendant que quelqu'un photographie, quelqu'un d'autre fait avancer le décor!

Tourelou les poussinots, jusqu'à la prochaine aventure!

lundi 18 mars 2013

En kayak sur la Hillsborough River

Jeudi dernier, nous avons accompagné un groupe de kayakistes de Pointe Alexis lors d'une de leur sortie. Ils se rendaient à Thonotosassa là où coule la Hillsborough River. J'étais toute énervée, comme une enfant qui anticipe une sortie de classe verte à la p'tite école. On nous promettait de voir des alligators et des oiseaux variés.
Ben oui, toi! Ils étaient tous à leur poste, attendant de voir défiler les kayakistes. J'avais le kodak prêt, la batterie chargée à bloc et la carte mémoire vide. Wouh!

J'ai pu faire connaissance avec cette espèce de petit héron, un Black-crowned Night Heron (Bihoreau gris en français) que l'on ne voit pas en bordure du Golfe du Mexique, car il se tient dans les eaux douces.

Ici, un Little Blue Heron que j'ai eu l'occasion de rencontrer déjà dans les eaux du Golfe du Mexique.

Et que dire de la nature en tant que telle! La rivière était bordée de cyprès. Leurs racines comme des doigts fouillant la terre et l'eau. C'était magique!

Et bien sûr, les tortues! En voici une dans une pose de yoga que je ne connais pas...

J'ai aussi rencontré pour la première fois des Limpkins (Courlan brun, en français) car eux aussi préfèrent les eaux douces. De plus, en Amérique du Nord, on les rencontre seulement en Floride alors qu'ils semblent se trouver partout en Amérique du Sud.

Voici un grand héron. Eux, ils sont communs. On s'enfarge quasiment sur eux. La photo n'est pas extraordinaire, mais j'aime bien la présence de la femelle Anhinga derrière lui, qui semble toute admirative devant son héros. Ouais bon... disons que j'ai le scénario facile...

Et là, le king de la rivière, une future belle paire de bottes de cowboy! Euh... l'alligator, j'veux dire! Oups.

Ici, un héron tricolore. Faudra que j'en attrape un, un de ces jours pour essayer de trouver sa troisième couleur... Ouan. J'vais mettre ça à mon agenda.

Ça, c'est juste parce que j'aimais la couleur des reflets sur l'eau.

Une autre tortue très relax. Je ne les savais pas si contentes d'être heureuses...

Et là encore, un futur sac à main alligator. Ils étaient nombreux, et parfois, on ne voyait que leurs yeux à la surface de l'eau.

Non, ce n'est pas de l'art abstrait, mais l'illustration de ce que je disais plus haut.

Un Anhonga. Eux, on les voit aussi en eaux salées.

Et pour terminer, je reviens à mon p'tit héron du début. Je l'ai bien aimé, celui-là.

Demain, si toutes les conditions sont favorables, l'Homme et moi allons retourner en kayak sur une autre rivière. Une au fond sablonneux, donc pas d'alligators à voir, mais certainement de beaux poissons à observer dans une eau claire comme du cristal. À suivre...

lundi 11 mars 2013

Sarasota

Durant le mois de janvier, nous avons fait une mini escapade de deux jours à Sarasota, à environ 65 miles au sud de Tarpon Springs. Nous avons adoré l'endroit et ses environs. Les plages de sable blanc sont magnifiques. Nous avons aussi déambulé au St-Armand Circle où se trouvent des boutiques cadeaux assez uniques, des commerces huppés et de sympathiques restos. Lieu de tourisme de luxe mais où l'on peut aussi trouver des trucs à sa bourse.

Même la reine y travaille à temps partiel, c'est dire!
(et c'est la première fois que je la vois sans son sac à main...)


P'tite décapotable qui avait attiré notre attention.

Cliente du St-Armand Circle et son petit chien à visière. 

Nous avons bien sûr exploré un peu la ville en tant que telle. Nous avons mangé deux jours de suite au même resto mexicain qui servait d'excellents tappas. Je ne l'ai pas photographié et je ne me rappelle même pas du nom! Pas pire, comme renseignement n'est-ce pas? Mais je le retrouverais sans problème si j'y retournais. Et peut-être qu'alors je penserais à documenter un peu plus ce billet. Peut-être...

Bon... au moins, ça, c'était la rue du resto mexicain (et de plein d'autres restos, bars et quelques boutiques), la Main Street

Là, c'est la bibliothèque publique. Nous avons aimé l'architecture de cet édifice.

Au détour d'une rue, j'ai aperçu une vieille paire de chaussures en train de se reposer sur le bord d'une fontaine. Je me suis vite désintéressée des galoches pour ensuite admirer cette fontaine qui aurait pu, à mon avis, être un peu mieux entretenue. Mais bon... toujours est-il que cette fontaine est ornementée de tuiles et d'incrustations colorées à même la structure et aussi au sol, tout autour. Très joli. D'un côté c'est le jour, et de l'autre la nuit. Les tuiles et incrustations on des thématiques marines. Qui en est l'artiste? J'sais pas. Pas capable de trouver des infos pertinentes sur cette fontaine.
Alors voici mes photos d'une fontaine inconnue dans un parc pas de nom.







Bon. On en revient de la fontaine!
Par la suite on est allé marcher vers le port. Nous avons traversé le Bayfront Drive que voici,

et avons abouti au Island Park où tout est devenu subitement tellement bucolique.




Juste à côté du parc, il y a la marina.

Nous avons quitté la ville en passant devant cette statue en format think big s'tie, représentant le fameux baiser de la célèbre photo V-J Day in Time Square. Ça fesse dans le dash, comme on dit. 

Oh, j'allais oublier de montrer la plage.

La communauté Amish semble apprécier beaucoup cette plage, car ils étaient plusieurs à en profiter.
Voici trois jeunes femmes et trois mouettes (les mouettes ne sont pas Amish... pas que je sache). J'ai remarqué que toutes les femmes portent exactement le même modèle de robe se déclinant en divers coloris unis. Je n'ai vu aucun tissu imprimé.

Ici c'est un jeune Amish. Les jeunes hommes ont tous cette coupe de cheveux. Chez les hommes adultes, je ne sais pas si ils conservent ce style capillaire, mais ils ont tous la barbe très longue. Et des bretelles.

Ici, c'est un énergumène qui fait tout son possible pour se mériter un beau cancer de la peau. Lâche pas mon oncle, tu vas y arriver!

Bon là, attachez vos tuques, parce que si vous pensiez avoir fini de regarder des photos, ben vous vous trompez pas à peu près. J'ai gardé le dessert pour la fin! Il s'agit du domaine de John and Mable Ringling. Ringling comme dans les chemins de fer, comme dans Ringling Bros and Barnum & Bailey Circus, comme dans Ringling Museum of Art, et Ringling Mansion.

Vous pourrez trouver toute l'information sur monsieur et madame Ringling sur internet. Dont voici quelques liens:

J'peux vous résumer ça en gros. Ils étaient super riches, avaient beaucoup de goût pour l'art et l'architecture italienne. Ils se sont monté une collection d'oeuvres d'art abracadabrante. John a fait ériger un musée pour contenir leur collection, un genre de mini Louvres, et il a aussi fait construire, avant le musée, un manoir (la Ca' d'Zan) comme résidence d'hiver pour sa Mable parce qu'il l'aimait beaucoup. Il a mis le paquet, n'a pas lésiné sur la finition, a fait décorer par les meilleurs artistes. Des plafonds peints comme dans les châteaux européens. Enfin... vous voyez le topo. Ils y ont vécu ensemble et heureux quelques années, trois ou quatre ans, puis Mable est morte. Le salaud s'est remarié tout juste un an après, puis la grande dépression est arrivée, il a fini ses jours sans le sou, peu de temps après.
Snif.

Bon, les photos asteure!
Commençons par les jardins du domaine. Aussi bien le dire tout de suite, j'ai comme développé une p'tite fixation sur les Banyan trees...




Là, en arrière plan, cette mini forêt n'est qu'un seul arbre. À force de faire des racines de ses branches, il ne peut que prendre de l'expansion. Magnifique.

C'est-y pas beau, ça? Entouéka moi, ça m'émeut. Sacrée nature, va!

Mable, cette riche romantique, a créé une roseraie sur une partie de la superficie de leur terrain. Dans un style italien, je présume, mais je ne m'y connais pas du tout en botanique et jardin. Lors de notre visite, je ne peux pas dire que les roses étaient à leur apogée. Faut croire que janvier n'est pas le mois idéal pour les jardins, même en Floride!  Mais j'en ai vu quelques unes!


Et bien sûr, de jolies petites statues et bancs pour ornementer le tout.




En dehors de la roseraie, de jolis petits sentiers avec de la végétation en tout genre.




Est-ce que j'ai déjà parlé d'une autre de mes fixations, la spanish moss?



Et là, tout au fond, la fameuse Ca' d'Zan, qui signifie "House of John" en dialecte vénitien.

Attendez que je vous la montre de plus près...
Ça, c'est vue de l'avant.

Ici, c'est vue de côté.


Mais son meilleur côté, selon moi, est l'arrière. Ouch! Direct sur les rives du Glofe du Mexique. Comme à Venise, quoi!
À remarquer, cette magnifique terrasse en dallage de marbre de différentes couleurs. L'effet est des plus chic. Et pas seulement la terrasse, mais le quai aussi! Parce que l'on arrivait quasiment plus souvent en bateau qu'en auto a ce manoir!





Et là, à la va comme j'te pousse, je vais garocher divers détails architecturaux, parce que je pense que ça en vaut la peine.




Z'avez vu, les poteaux de la rampe? Ils sont tous différents...

À l'intérieur, maintenant. Je serai brève, car je n'ai visité que le premier étage, pis encore, j'y suis allée mollo sur la photo. Et oui!
Voici des détails de l'un des plafonds.


La grande pièce qui donne sur l'arrière. Pas tout à fait mon style, mais je le montre quand même.

Une salle à manger tout en bois machin, plafond à caissons avec incrustation bidule, et un gros luminaire lumineux. Pas mon style non plus, mais John pis Mable capotaient là-dessus!

Le petit salon fumoir et bar pour les messieurs, car c'était encore à l'époque des machos qui se retiraient entre eux, loin de la compagnie des femmes. 

Ah ça, par contre, c'est sympa! La cuisine. Toute lumineuse, fraîche et pimpante avec ses murs vert pomme, et ce poêle. Non mais regardez moi ce bijou de poêle! Le tout dernier cri (à l'époque, on s'entend) en matière de cuisinière (me souviens plus si c'était une cuisinière au gaz ou électrique) et bien sûr, le traditionnel poêle au bois sur la droite. Ça me donne quasiment envie de cuisiner, c'est dire!

Et ce double évier importé d'Allemagne. J'me peux pu!

Bon là je me retiens, parce que j'ai pris un char et une barge de photos pis on arrivera jamais à bout de ce billet si je continue à ce rythme. Passons donc à la suite.


Le cirque. Je ne suis pas amateur de cirque pantoute. Surtout pas quand ils ont des numéros avec animaux. Ce qui était le cas du Barnum & Bailey Circus. Je n'aime pas les clowns, ni les numéros extravagants où les trapézistes et autres "athlètes" risquent leur vie juste pour impressionner des badauds de campagne. Bref, je ne suis pas le public cible.
Mais ce musée a réussi à m'impressionner en démontrant l'ampleur insoupçonnée de l'installation du dit cirque. Incroyable. Des milliers de personnes au service du cirque. Ne serait-ce que le transport de tout ce cirque (de la l'expression, j''en suis certaine) qui se faisait par train. Des wagons et des wagons contenant des animaux (et là, Noé a l'air d'un amateur avec son arche!), les structures pour ces chapiteaux géants, les infrastructures nécessaires pour nourrir et loger toutes ces personnes qui se donnent en spectacle et toutes celles encore plus nombreuses qui travaillent en arrière scène, les cuisiniers, les préposés au soin des animaux, les infirmiers, et tout et tout...
Ce musée est à visiter absolument pour l'impressionnante maquette qui démontre tout le travail derrière le cirque. Grandiose. J'ai pris des tonnes de photos, mais ça ne rend tellement pas justice, que je ne les montrerai pas ici. Faut le voir en vrai.
Vous pouvez voir une petite partie de cette maquette grâce à une visite virtuelle.

Et maintenant, le musée.
Laissez moi vous dire qu'il y a des oeuvres là-dedans, que je ne m'attendais pas du tout à voir. Rubens, Gainsborough, El Greco et beaucoup d'autres. Je ne sais combien de pièces composent cette collection, mais John and Mable se sont laisser aller à la dépense, car les salles se succèdent les unes après les autres, chargées d'oeuvres impressionnantes. Un gardien nous a dit qu'il y en avait presque autant qui étaient entreposées faute d'espace. Une rotation s'effectue de temps à autre. Et de plus, la collection ne cesse de grandir!

Voici quelques photo de l'extérieur du musée pour donner une idée des goûts des Ringling.
Ces photos ont été prises au coucher du soleil, à la brunante, avec une nouvelle caméra que je ne connaissais pratiquement pas, et sans trépied. Bref, elles sont toutes floues. Ratées, quoi. 
Mais vous allez les voir quand même!

Le musée est construit en "U". C'est pourquoi je le comparais au Louvres tout à l'heure. Ici, c'est une partie d'une des ailes avec les petites statues en haut tout comme au Louvres. Sauf qu'ici, il s'agit d'une architecture d'influence italienne. Alors fini les comparaisons.

Une partie de l'autre aile.

L'intérieur du "U" est aménagé en jardin avec plusieurs statues et fontaines.


Et tout au fond du parterre, une reproduction du David de Michel-Ange pour la petite touche italienne.

À l'intérieur j'ai pris deux photos de l'arrière-arrière-arrière-arrière-...-grand-mère de Diane Dufresne à l'époque du Moyen-âge.


Pour en savoir un peu plus sur les collections du musée, vous pouvez allez visiter leur site où vous pourrez voir quelques unes des pièces en ligne.

Et voilà, sur ce se termine mon volet Sarasota.